Si tu penses que ton partenaire ou toi risquez d'avoir contracté une ITS : allez sans tarder passer un test de dépistage. Pour plus d’informations sur les tests de dépistage, clique ici.
Si ton partenaire ou toi êtes infectés : suivez à la lettre et jusqu'à la fin le traitement prescrit par le médecin.
N'oublie jamais qu'une personne peut être infectée sans le savoir ou sans présenter de symptôme. Elle peut tout de même transmettre une ITS !
  Rappelle-toi qu'il est impossible de savoir si une personne a une ITS par son apparence.
 
> La chlamydia et la gonorrhée
> Le VPH
> L'herpès génital
> Passer un test? Et pourquoi pas!

> L'hépatite B
> Le VIH/sida
> La syphilis
C'est la nuit, tu as baissé tes gardes en même temps que les lumières... N’oublie pas que les ITS, ça te regarde! Eh oui! Celles qu’on appelait auparavant les MTS (maladies transmissibles sexuellement) ont changé leur nom pour ITS (infections transmissibles sexuellement). Pourquoi? Parce qu’une personne infectée peut présenter ou non des symptômes d’infection. Même si on ne se sent pas malade et qu’on ne voit pas de « boutons » sur nos parties génitales, on peut avoir une ITS et la transmettre.

Ce qui suit t’informera sur les ITS les plus connues au Québec, sur la façon de les reconnaître lorsque c'est possible et surtout, sur la façon de les traiter.

 
La chlamydia et la gonorrhée : les sournoises
On attrape la chlamydia ou la gonorrhée en ayant un contact sexuel génital, oral ou anal avec une personne infectée. Toutefois, l’ennui c'est que souvent, la personne infectée ne présente aucun symptôme. Lorsqu'ils se manifestent, les symptômes sont des pertes vaginales ou un écoulement anormal par le pénis, une douleur en urinant, une douleur dans le bas-ventre ou des douleurs pendant les relations sexuelles.

Traitement: La chlamydia et la gonorrhée sont sournoises parce qu’elles peuvent rester silencieuses pendant des années et entraîner des conséquences importantes. En effet, si elles ne sont pas traitées, elles peuvent causer des grossesses ectopiques (dans les trompes de Fallope plutôt que dans l’utérus), la stérilité et des douleurs chroniques dans le bas-ventre. On les traite avec des antibiotiques qu’on prend même après la disparition des symptômes.

Stratégies de prévention : abstinence, pratiques sexuelles sans risques (masturbation mutuelle, caresses) et utilisation du condom en latex.

 
Le VPH : le dur à cuire
Le virus du papillome humain (VPH) est probablement l’ITS la plus répandue au Québec! Il se manifeste de deux façons, soit par des condylomes ou par une infection du col de l’utérus. On l'attrape en ayant un contact sexuel (avec ou sans pénétration) avec un partenaire infecté. Lorsque visible, la maladie prend la forme de petites bosses qui ressemblent à des verrues sur les organes génitaux, l'anus et parfois dans la bouche. Elles peuvent occasionner ou non des irritations ou des démangeaisons, ce qui les rend parfois difficiles à détecter. La présence de condylomes fait augmenter le risque de développer un cancer du col de l'utérus.

Traitement : Le VPH et tout particulièrement les condylomes sont des durs à cuire car ils sont tenaces et ils ont tendance à réapparaître. Le médecin adaptera son traitement à la gravité des lésions (azote liquide, chirurgie…).

Stratégies de prévention : abstinence, pratiques sexuelles sans risques. L'utilisation du condom en latex offre une bonne protection, cependant les condylomes peuvent se retrouver ailleurs que sur le pénis et être transmis malgré tout. Il existe un vaccin efficace pour prévenir les condylomes et les lésions précancéreuses du col associés à certains types du virus du papillome humain.

 
L'herpès génital : la fatigante
Bien qu’on ne puisse pas guérir l’herpès génital, cette ITS n'est heureusement pas mortelle. On l'attrape en ayant un contact sexuel (avec ou sans pénétration) avec une personne infectée. Les symptômes, qui peuvent varier d’une personne à une autre, sont les suivants : cloques d'eau douloureuses sur les organes génitaux et l'anus, sensation de brûlure en urinant, pertes vaginales, écoulement anormal du pénis, fièvre, courbatures et maux de tête. La transmission est possible même en l’absence de lésions.

Traitement : L’herpès génital est une infection fatigante car elle revient périodiquement et il n'existe pas de traitement efficace pour guérir cette infection. Cependant, certains médicaments aident à réduire l’intensité et la durée des symptômes pendant les crises.

Stratégies de prévention : abstinence, pratiques sexuelles sans risques (masturbation mutuelle, caresses) et utilisation du condom en latex.

 
L'hépatite B : l'envahissante
L’hépatite B se transmet par contact des organes génitaux ou d’une plaie avec le sang, le sperme et les sécrétions vaginales d'une personne infectée, ou par contact sang à sang (ex. : par le partage de seringues ou l’utilisation d’aiguilles contaminées lors d’un tatouage). Alors que certaines personnes n’ont pas de symptômes, d’autres présentent les symptômes suivants : fatigue, fièvre, douleurs au ventre, perte d’appétit, et parfois, maux de cœur, vomissements et jaunisse.

Traitement: L’hépatite B est envahissante car elle ne se traite pas avec des médicaments. On peut en guérir si le virus disparaît de lui-même spontanément. Autrement, l’infection peut devenir chronique. Il est tout de même important d’avoir un suivi médical, de se reposer, de bien s’alimenter, d’éviter les drogues et l'alcool pour éviter d’aggraver les atteintes au foie. Heureusement, il existe un vaccin pour s’en protéger!

Stratégies de prévention: se faire vacciner dans un CLSC si on ne l'a pas été en 4e année, abstinence, pratiques sexuelles sans risques (masturbation mutuelle, caresses), utilisation du condom en latex et éviter le partage des seringues.

 
Le VIH/sida : la fatale
Spécialiste des coups bas, le VIH (virus d'immunodéficience humaine) se transmet par contact des organes génitaux ou d'une plaie avec le sang, le sperme et les sécrétions vaginales d'une personne infectée, ou par le contact sang à sang (ex. : par le partage de seringues ou l’utilisation d’aiguilles contaminées lors d’un tatouage). Sans symptôme pendant plusieurs années, le VIH peut se manifester par une transpiration abondante la nuit, une grande fatigue, une perte de poids importante, des ganglions enflés (au cou, aux aisselles, à l’aine), de la diarrhée, de la fièvre ou une toux persistante. La pneumonie et certains types de cancers peuvent aussi apparaître plus tard.

Traitement : Le VIH est une infection fatale parce qu’il n’existe aucun traitement pour le guérir, ni de vaccin pour le prévenir. La thérapie antivirale (combinaison de médicaments pris quotidiennement et sans interruption) permet de ralentir l’évolution du virus et de prolonger la vie, mais ne le fait pas disparaître. La phase terminale de la maladie entraîne la mort de la personne infectée.

Stratégies de prévention : abstinence, pratiques sexuelles sans risques (masturbation mutuelle, caresses), utilisation du condom en latex et éviter le partage des seringues.

 
La syphilis : la discrète
On peut contracter la syphilis par contact oral, génital, anal ou par contact de sang à sang avec une personne infectée (ex. : par le partage de seringues ou l’utilisation d’aiguilles contaminées lors d’un tatouage). Des symptômes différents sont présents dans les trois stades de l’infection : 1er stade (ulcère non douloureux sur les organes génitaux, l'anus, la bouche ou la gorge), 2e stade (apparition de rougeurs, fièvre, grippe, ganglions enflés) et 3e stade (complications neurologiques ou cardiaques sérieuses).

Traitement : La syphilis est une infection qui évolue de façon discrète mais si elle n'est pas traitée, elle apporte des complications sérieuses au cœur et au cerveau. De plus, même si la personne infectée n’a pas de symptôme, elle peut transmettre l'infection tant qu'elle n'est pas traitée. Le traitement se fait par l’injection d’antibiotiques qu’on prend jusqu’à la fin, même après la disparition des symptômes.

Stratégies de prévention : abstinence, pratiques sexuelles sans risques (masturbation mutuelle, caresses), utilisation du condom en latex et éviter le partage des seringues.

 
Passer un test? Et pourquoi pas!
Savais-tu qu’il existe plusieurs façons de dépister les ITS? Il t’est possible de passer gratuitement un test de dépistage d’ITS à ton CLSC. Si tu as 14 ans et plus, tes parents n’ont pas à en être informés. Selon tes inquiétudes ou les symptômes que tu présentes (ou non), le médecin peut te faire passer les tests suivants :

  • Test d’urine
  • Prélèvement avec un coton-tige (cette technique a changé et n’est pas douloureuse)
  • Prise de sang

Qu’as-tu à perdre mis à part quelques inquiétudes?


 

 ou appelle Tel-jeunes au 1 800 263-2266.